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  • Mathilde ROUX

Ted Bundy and me

Aujourd'hui, 17 mai, date transparente s'il en est, n'oublions tout de même pas qu'Achille Souchard (coureur cycliste et champion olympique 1920) aurait eu 121 ans. Et Magda Schneider, la gentille maman de Romy, aurait eu 112 ans. Sympathique maman dominatrice ET sympathisante nazie de surcroît. ÇA c'est de la polyvalence.

(Romy, je t'aime tu peux pas savoir.)


17 mai... 1+7= 8. 8+5=13. 3+1= 4.

4 !...

Tu parles d'une date pourrie.

C'est ennuyeux parce qu'aujourd'hui j'étais inspirée et que je tente désormais de n'écrire que lors de dates anniversaires. Pour l'historienne astrologo-numérologue que je suis, voilà un défi bonasse...


Magda Schneider, 17 mai.... Pourquoi ne pas vous parler de Ted Bundy ?

Tant pis pour Achille Souchard.

Allez, c'est dit. Je viens en ce jour vous entretenir deux minutes de la dernière des raclures de l'histoire du crime.


Ted Bundy (1946, Vermont-1989, chaise électrique) est le héros de Patrick Bateman, le narrateur d'American Psycho, génial roman (et préféré de Beigbeder) de Bret Easton Ellis. Un serial killer violeur pédophile et nécrophile (républicain de surcroît) dont la particularité était de ne souffrir d'aucun trouble psychologique. Sain d'esprit et gendre idéal. Continuez à me vanter les joies de la vie familiale....


Je ne connaissais pas ce joyeux drille autrement qu'à travers ma lecture d'American psycho lorsque je décidais de découvrir la mini-série Netflix portant sur le sujet. Après Making a murderer, The Keepers, Gregory, Wild wild country, autant vous dire que je suis devenue complètement accro aux excellents documentaires de l'entreprise. Alors, un beau soir de mai, et malgré les avis déplorables lus sur le net, je me suis lancée.


J'ai eu tort.

Je ne sais si c'est la platitude certaine du documentaire ou la fourberie vile et bêtate de ce présupposé "génie du mal" mais je me suis dit que stop.

Et ça m'a plu.


Parce qu'il serait quand même temps de comprendre que l'intérêt pour les faits divers n'EST PAS un délice pervers éprouvé devant l'exposé de tortures. Sinon Fourniret aurait été un grand criminologue.

Et en fait pas du tout.


Alors pourquoi cette fascination pour le crime plutôt que pour le feel-good ?

(Question idiote, j'en conviens, mais qui fait la blague en terme de transition.)

Tout simplement parce qu'à moins que vous soyez la maîtresse du roi de Thaïlande, vous avez déjà été heureux mais, j'ose l'espérer, vous n'avez jamais tué. Ou alors vous êtes le roi de Thaïlande. Et je serais alors très honorée de ce prestigieux lectorat thaï.

Et comme vous n'êtes pas non plus mère Thérèsa (je vous promets qu'après j'arrête), vous avez déjà eu envie de tuer.

Au moins une fois. À la CAF. Souvenez-vous.


Et bien c'est ce décrochage inconcevable vers l'absurde (un meurtre est à mon humble avis toujours absurde. Y compris la peine de mort. "Si tu tues un meurtrier ça fera jamais un criminel en moins" comme le rappelle Jean-Claude Vandamme notre maître à tous) qui m'intrigue. Et surtout (SURTOUT) l'énergie énorme consacrée à le dénoncer. Cette fameuse Justice pour le moins imparfaite mais qui a le mérite d'exister. Jean-François Abgrall forever.


Pourquoi la bêtise ? Et comment tenons nous toujours le coup face à elle ?


L'essentiel sans doute est de toujours se poser la question. Ask good donc.





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