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  • Mathilde ROUX

Le mot du jour: l'ONYCHOPHAGIE

En ce jour anniversaire de la mort de Louis XVI, je viens vous parler de l'onychophagie ou acte de se ronger les ongles. Je pense que Louis XVI, notre roi guillotiné, a dû beaucoup onychophager. C'est légitime.


Il se trouve que, comme lui, je suis une grande traqueuse. Depuis le premier confinement, je n'aime plus mettre un pied dehors (lui c'était sans doute la tête). Rien de bien révolutionnaire dans cette annonce, me direz-vous. Le syndrome de la cabane quoi...

Oui mais un peu plus quand même. Il m'arrive de considérer par exemple que je suis responsable de la situation politique du Haut Karabakh. Le conflit israélo-palestinien, c'est moi en vrai.

Mes cauchemars ressemblent à des reportages BFM.

JE.SUIS.RESPONSABLE.

Comme Louis XVI donc.

Égocentrisme halluciné certes, mais tragédie intérieure itou.


Que faire ?

Ai-je une solution ?

Oui.

Le coca, illustration de mon post ?

Non.


Un buveur de coca.

Qui n'a rien à voir avec Marie-Antoinette, la femme de Louis XVI (voir le film de Sofia Coppola ou lire Evelyne Lever, pour éviter les multiples erreurs historiques. Mieux: lire Stefan Zweig, qui en était raide dingue amoureux, un siècle trop tard. Ballot.)


Mais pourquoi un buveur de coca ?

Parce que celui dont je vous parle est LE buveur de coca. L'étranger donc. Puisque, je le rappelle, je suis une buveuse de rouge (entre autres). Et bien, méfiez-vous des étrangers: ils pourraient vous séduire (comme ne le dirait pas Zemmour). La force tranquille de la différence, qui t'interroge et te maintient en place tant que tu n'as pas trouvé de réponse.


Vous l'aurez compris: ce post est un hommage. Sous prétexte de rognure d'ongle et de décapitation, je salue et je déclare:


À celui qui me laisse vivre seule tout en partageant mes jours, qui m'admire aussi lorsque je ne fais rien, qui me complimente auprès de ceux qu'il aime le plus, qui reste même s'il m'énerve et trouve que j'ai raison,


Parce que je suis indépendante ET amoureuse. (Et combien malheureux doivent être ceux qui ne connaissent pas les plaisirs solitaires ! Une vie ne se partage pas toujours. De même qu'une bonne séance de cinéma.),


Parce que choisir celui, toujours le même, avec lequel vous avez envie de passer une journée, une semaine ou une heure en priorité, c'est une rencontre fortuite et renouvelée mille fois, une forme de virtuosité quotidienne bien attachante ma foi,


Parce que, oui, j'angoisse lorsque je regarde devant moi, m'obstinant à toujours marcher seule,

Mais aussi parce que quand, dans un moment de doute, je me retourne, je ne vois plus mon passé et que je le vois, lui, j'ai envie de dire merci.

À toi,


Celui qui se reconnaîtra.



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