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  • Mathilde ROUX

Commémoration de la dernière heure

Dites, ça ferait pas un an que l'on ne s'est pas écrit/lu ? Mais si ! C'était à la grande époque du confinement, vous vous souvenez ? Comme aujourd'hui en fait. Rien n'a changé.

Moi je trouve ça dommage quand rien ne change. Parce que je suis une historienne du futur. Extrêmement complexe : "on est comment pour l'avenir par rapport à avant ?... 1664, par exemple ?... (Pardon ? Alors PAS-DU-TOUT: 1664 parce que la création du Tartuffe de Molière. Rien d'autre. Jamais. Je n'aime pas vos insinuations.)

En vérité, c'est très commun et parfois déprimant de comparer. Comme aujourd'hui par rapport à il y a un an par exemple.

Mais alors, pourquoi ce besoin de commémoration ? Pourquoi pas plutôt des célébrations ou des malédictions; de la création de l'ONU et de la prise de pouvoir d'Hitler par exemple ? (Ou inversement mais alors c'est que vous vous êtes trompé de siècle en terme d'énergie et c'est bien ballot. À soixante-dix ans près, c'était guinguette pour vous.)

C'est vrai après tout : like ou dislike et le reste on s'en fout non ?

Commémorer c'est un peu neutre et (donc ?) vain. Comme la recherche de la Vérité. Rarement fun, souvent répétitive, surtout imparfaite et sans fin.


Commémorer est-il donc un acte inutile et consensuel (ni pour ni contre, bien au contraire) ?

Comme c'est mon blog je dirais que non. L'Histoire est une science humaine alors la morale et les jugements oui, mais pas que. La célébration (et non commémoration) de Napoléon, comme celle de Louis XIV et de bien d'autres "gloires" patrimoniales, vous a un petit côté "Verdun c'était quand même cool" passablement dérangeant certes. L' application un peu plus stricte (malgré une mention passable) des Droits de l'Homme et de la Femme sont passés par là et c'est pas dommage. Parfois y a du progrès. Nous sommes bien d'accord.

Mais tout de même. Se souvenir. Comprendre. Se poser des questions. C'est tout de même autre chose qu'une remise de prix non ?


Alors, vous me direz que c'est peut-être parce que hier soir Marseille a célébré la énième défaite du PSG (si je peux me permettre un conseil à ce dernier ce serait d'arrêter. "À jamais les seconds" ?... Est-ce bien utile ?...), mais je me sens légitime en commémorant Napoléon. Sa mort plus précisément. Et il ne me reste plus que quelques minutes d'ailleurs...

Pour passer à Robespierre. Et là, dans mon Panthéon fascinatoire, on monte d'un cran. Plus personnelle comme fascination mais tout aussi tendue socialement. Et moralement (like/dislike). La Terreur oui MAIS l'abolition de la torture, ce que l'on sait moins et c'est bien dommage. Ça diluerait un peu les grandes certitudes.


Pour (ne surtout pas) en finir avec Napoléon, je citerai mon cousin, qui en plus est corse:

"Il est grand surtout pour être né de lui seul".

(Bon, en vérité, c'est du Chateaubriand. Mon cousin ne parle qu'en citations ; souvent de la grandeur de la France (like/dislike, toujours, même s'il le fait en latin plutôt qu'en anglais) ; plus rarement des problèmes de plomberie.)


Seul, Napoléon le fut, l'est et le restera. Un seul constat possible: pour lui l'Histoire (et les débats) continue(nt). De l'Histoire vivante en somme.


Allez, je retourne apprendre.


À très vite les amis !




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