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Cent ans de solitude

  • Photo du rédacteur: Mathilde ROUX
    Mathilde ROUX
  • 11 mai
  • 2 min de lecture

Ces moments rares de ta vie durant lesquels tu découvres une œuvre ultime. Un top 5.

Hier soir, le 10 mai, date anniversaire de ma grand-mère adorée (elle aurait eu 96 ans, c’est joli comme chiffre, tout en rondeur et inversion...), j’ai achevé Cent ans de solitude.

Si je les vis depuis la mort de ma mamie qui m’a laissée bien seule, ces cent ans de solitude, j’atteindrai l’âge de 129 ans.

Je signe. Une collègue prof de philo, et non des moindres, m’a convaincue de ne pas l’avoir encore commencé ma vie. À 46 ans. Alors hein ?…Je mérite.

Je dois cependant admettre que la lecture de ce banger (vieille mais dans le coup) m’a pris un temps notable. Je l’ai recommencé six fois (chiffre du diable). Parce que je ne comprenais rien. Que j’étais persuadée d’être hermétique à la culture latino-américaine et hispanophone en général.


Pourquoi m’intéresser à ce livre alors ?


Parce que CAPES. Oui le fameux. L’éternel revenant hantant mes jours et mes nuits puisque je ne l’obtiens jamais.

Autant je mourrai en le passant.... Ce serait rigolo. Sonnerie de fin des écrits. Boum. Attaque. Et admission.

Non.

J’ai d’autres projets. Partir vivre en Amérique latine notamment. L’un des six sujets du CAPES donc. Qui m’a ouvert des horizons (au propre et au figuré) que je n’imaginais pas.

Et la saga fabuleuse de Garcia Marquez n’est pas le moindre. Top 5 donc. Avec De sang-froid, Les Hauts de Hurlevent, Cyrano de Bergerac et Crime et châtiment. Cent ans de solitude ajoute une touche d’humour à la liste. Parce qu’au-delà de raconter Macondo, le village imaginaire fondé par José Arcadio Buendia et habité par ses descendants aussi fous et (donc) seuls les uns que les autres, ce roman est drôle. Un prêtre lévite dès qu’il boit du chocolat ; la bombasse du coin, qui marche toujours nue, disparaît dans les airs en étendant du linge, une sœur aigrie empoisonne sa famille après que cette dernière lui ait demandé ce qu’elle versait dans la soupe :

-de l’arsenic, répondit-elle.

Et les derniers de la liste s’aiment à ce point qu’ils font plus de carnage dans leur maison que des fourmis carnivores.

C’est absurde et c’est magnifique comme la vie et ça finit comme elle « car aux lignées condamnées à cent ans de solitude il n’était pas donné sur terre de seconde chance ».


Vraiment ce livre nous rend notre conscience d’être des hommes. Simplement. Et de n’y rien comprendre.



 
 
 

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